lundi 14 avril 2008

VILAIN!

Ce que j'aime ton coté petite cochonne,
Quand ton esprit se fend de retenue,
Mais que ton corps parles le langage nu,
Cillant telle une lame sur l'ocean de mes hormones...

Ce que j'aime la courbure de tes lèvres,
Dans ce sourire coquin et entendu,
Ou je ne vois qu'un désir soutenu,
Et une assurance qui font monter la fièvre,

J'aime ce froncement de tes sourcils ,
Au dessus de ton nez fin, comme un soupir,
Quand ton corps tendu demande a jouir,
A s'éparpiller par mes caresses en tressautements divins,

De toutes mes amantes, deviendrais tu ma favorite?
Car tu es plus complexe dans tes attentes, dans ton secret,
Car ta jouissance est belle dans son intégralité,
Quand tu es en ma bouche, j'y trouve la un plaisir sans limite,

Je pourrais passer des jours a me nourrir de toi,
Collant ma langue à la source du monde femelle,
Entendre tes soupirs qui m'emportent a tire d'aile,
Dans une terres d'une luxurieuse tendresse ou je serais le roi,

J'aimerais tant te faire l'hommage de mon ardeur trop retenue,
De ma lance, de mon arme en ma teneur d'homme debout,
Enfant guerrier et droit, je mettrais un a terre un genou,
Pour mieux prendre le vaisseau de ton corps de mon fort tendu,

Et partager avec toi ce voyage du plaisir,
Quand nous nous voulons si sage et si raisonnable,
Je veux faire voler cette barrière impensable...
...
...
"Vilain, ça suffit! Je ne veux plus te lire!!!" :p

mercredi 9 avril 2008

Vilaine Bèrgere

Vêtue de laine, telle une sage poupée,
Sur un troupeau de chiffon, elle veille,
Mi louve, mi brebis dans ces vertes vallées,
Ou son imagination compose et s'exprime en milles merveilles,

Son bâton de bois noir guide comme il punit,
Les moutons vers la lande, et les loups qui s'approchent,
Parfois l'un deux est trop aventureux et pioche,
Dans le troupeau, un agneau et puis soudain s'enfuit,

Alors la laine fait place au cuir,
Et le bâton se détends pour ne former qu'un fouet,
L'instinct de la chasse change de coté,
Et les loups réalisent qu'ils n'ont plus qu'a courir...

Chaque loups devrait en connaitre le prix,
Quand on vole un mouton pour son plaisir pervers,
On s'expose a l'ire et la vengeance sans merci,
De celle que l'on nomme la Vilaine bergère,

mardi 8 avril 2008

Le parfum

Oh vent facétieux, dans l'air du matin tu portes,
Mille parfums de la ville, cette belle de béton,
Tombé, jeune, en idylle pour cette jolie Junon,
Cruelle aux jambes superbes dans leur beauté nubile,

J'arpente ses rues, j'arpente ses allées,
Comme une main soyeuse parcourrait un corps,
glissant sur les courbures, goutant ses contreforts,
Comme on gouterait une peau a la saveur fumée,

Mais voila qu'au détour d'un couloir métropolitain,
La fragrance urbaine se voit soudain remplacée,
Par une suave odeur qui fait, mon esprit, vaciller,
Dans le récent souvenir d'une tendre amie de câlins,

Voletant a mes narines, Cette odeur sur sa peau,
Mêlée a celle, intime, de ses chairs femelles,
Ses traits de Houri, ses courbures si belles,
Plus excitante ainsi qu'en peinture ou en mots,

Ce parfum, ce jour la, ne me quitta pas,
Comme une épaule, il me porta lui aussi,
j'en oubliait volontairement, quelques heures, ainsi,
La rudesse de cette ville qui se nourrit de moi.

lundi 7 avril 2008

Lydia et les Gnawi

Son visage fin scrute les dunes,
Humant le son des guerrisseurs,
Comme un parfum offert au coeur,
Comme la fragrance de gouttes de lunes,

Ses doigts agiles accompagnent les notes,
Les voix de cœurs se reprennent en sa gorge,
Et comme la braise poussée par le soufflet de la forge,
Brulante enfant d'Alger, voila que le vent t'emporte,

Tu voles au dessus du pays, chevauchant le son,
Comme les voix des gnawis amenant a la transe,
Oublieuse d'un monde soudain sans importance ,
Tu t'éparpilles en joie, vibrante telle un diapason,

Complainte d'argile

Oh, belle Aphrodite en sculpture de chair,
J'aime la beauté des courbes de votre corps,
Belles et généreuses formes modelées au naturel,
Propices aux caresses, a la douceur qu'elles appellent,

J'aime votre esprit logique et aiguisé,
Ou toute pensée est limpide, ou elle pointe sans défaut,
Car franc est le parler, sans détour est le mot,
Quand dehors, un monde défigure le verbe entier,

Le désir que j'ai de vous est réel et bien présent,
Vous levez tant de choses en moi quand s'échappent vos soupirs,
J'éprouve tant de choses brulantes a vous donner plaisir,
Et vos caresses sont si tendres que mon esprit, lui, fond.

Même quand mon sylvestre n'est point a s'enhardir,
Croyez le, ce n'est point par vos jeux qu'il s'effrite,
Le moment n'est pas propice, nos pensées vont si vite,
Mais vous étiez parfaite, je tiens a vous le dire,

Laissons le temps passer, laissons ouverte la porte,
J'aimerais vous voir de nouveau en votre belle intimité,
Restons, en attendant, proche dans notre amitié,
Car l'estime de votre personne, en moi, est forte.

samedi 5 avril 2008

Instinct

Tapie dans l'antre, baignant dans la chaleur,
Elle ne sommeille que d'un oeil car attentive au monde,
Elle guette la proie d'une emotion coupable,
Qui liberera son esprit de la faim dévorante...

Il siege en son ventre comme une plaie béante,
Un appétit d'instinct primaux, reptiliens et sexuels,
Qui ne s'épanche que pour un temps, pour une étreinte,
Et explose de nouveau quand l'envie la rappelle,

Dualité entendue entre raison et instinct,
Entre Logos et Eros comme un dialogue sans mots,
Dans une cage sans barreaux, mouvante et sans liens,
Libre dans l'entrave d'un antre tenu chaud,

Tapie dans l'ombre, baignant dans la moiteur,
La bête ne sommeille pas quand elle est a l'affut,
Elle veut l'émotion a la gorge d'une proie dodue,
Qui libèrera son âme de la faim dévorante...

vendredi 4 avril 2008

A l'ancienne

Une chambre de Paris, si petite et si grande,
Un univers a la mesure de l'amitié qui s'y greffait,
Des échanges, des rire plus que n'en pouvaient,
En produire les yeux et les gorges de cette joyeuse bande,

On a vu des victoires, des peines et des joies,
Entassés a plein sur un futon pourri,
Au milieu des fringues, au milieu des ordis,
En fumant nos pétards avec du vieux tabac,

Des fêtes dans un semi duplex improvisé,
Buvant a plus soif avec les "voisins du d'ssous"
Certains vomissant des oranges mal digérées,
Aromatisées de vodka a la fenêtre et avec remous,

Des guerres fratricides, des combats de titans,
Derrière des claviers et des souris de guerriers,
Ou s'activaient des orcs et des humains sur l'écran,
Ou s'éclataient des gros bills a coup de R.P.G,

Des images fugaces restent présentes et sensibles,
Enterrant l'Amiga et oubliant le pro Amie, gars.
Dans le regard de fer d'une tabatière irascible,
Au grec ou au mac do, a la maison ou au chinois,

Le temps a passé, le passé reste pourtant,
Insoucieux des secondes nous avons tant partagé,
Des lieux, des ambiances en nos mémoires, imprimés,
Comme s'imprime les gravures aux sulfure d'argent.